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Un certain amour de l'abîme

S’il est une chose qui représente une forme de mal absolu et de finitude absolue, c’est bel et bien l’abîme. Il partage, avec son homologue absolutiste le néant, une représentation totale du rien. Néanmoins les deux termes s’antagonisent sur un point; le néant porte en lui une idée du primordiale, de présence avant la matière ( comme , par exemple dans la plupart des mythes fondateurs), alors que l’abîme n’est qu’une finitude dans son concept. L’abîme est, par essence conceptuelle, un élément brut de vide, venant soit d’une structuration, soit en renfort d’une structuration; sans la structuration l’abîme perd son antithèse nécessaire alors que le néant se suffit de lui-même. L’abîme côtoie la construction, alors que le néant est sa propre non-construction. In fine, l’abîme porte en son sein une contradiction fondamentale: Il est la négation de la construction, mais il n’en est pas moins un élément d’une construction. Alors, vous me demanderez pourquoi, moi qui ne croit à aucun mom...

Pour que Tatiana Ventôse se respecte une demi seconde

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(Avant il y avait une réf à un truc que j'avais dit sur touiteur, mais il se trouve que j'ai coulé mon compte touiteur depuis... bon, les temps passent, des infos pas très intéressantes se perdent. J'imagine que c'était un chapelet d'insultes argumentées.) [CW: Transphobie, racisme, validisme assumé haut et fort] Une fois le goût de sang passé à cracher ce venin qui est la vérité, ça va tout de suite un peu mieux. Par contre, ce qui va suivre va être long et analytique, puisque je m'en vais répondre à la vidéo "Pourquoi j'ai quitté la gauche (et ce que j'ai retrouvé)" de Tatiana Ventôse. Le nom complet de cette vidéaste va beaucoup se retrouver dans les lignes à venir, pardon, mais je ne donne de diminutifs qu'aux gens pour qui j'éprouve un petit peu de respect. Bref, si vous n'avez pas vu et ne vous sentez pas de voir sa connerie de vidéo, j'essaierais de citer passage par passage et de respecter leur contexte d'énonciation...